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23 août 2012 4 23 /08 /août /2012 10:10

 

normal circuitboard5Alors que le Premier Ministre s'enfonce bille en tête dans une bêtise claire où sous les coups de boutoir d'un président du CSA aux abois il en vient à s'asseoir sur la neutralité des réseaux pour créer un énorme Big Brother totalement inefficace avec sa tête surement le sympathique Michel Boyon, des solutions simples pourtant existent.

 

Si le fameux gouvernement du changement veut évoluer dans ce domaine en arrêtant notamment de considérer Internet comme seulement un média il peut par exemple :

 

  • Cesser de sanctionner le full disclosure, ce processus qui permet de révéler une faille dans un système. Un la sanction empêche le travail de chercheurs et deux elle permet de nier la faille et donc de ne pas la corriger. Comme cela nous pourrions peut-être éviter les affaires Linkedin ou des SMS des IOS

  • Voter enfin une loi sur la Neutralité des réseaux. Car non ce n'est pas un truc de Google and Co Madame Pellerin, même s'il est possible qu'ils l'ai instrumentalisé pour imposer leurs vues. Mais cela devrait vous conduire à voter une loi pour donner la définition de la république. Sachant que Christian Paul député de la majorité à dans ces cartons une très bonne proposition de loi à ce sujet et que Benjamin Bayart président de FDN se fera un plaisir de vous la rédiger correctement.

  • Légaliser l'échange non-marchand des fichiers. Sur ce point votre serviteur a mis du temps mais son choix est fait. Après je pense personnellement que le droit moral doit être maintenu. Néanmoins certains choix doivent être faits.

  • Augmenter les forces de police et de gendarmerie travaillant sur les questions numériques, améliorer la formation et la remontée d'information. Si vous saviez les effectifs au vu du nombre d'échanges de données vous seriez effarés. Mais il s'avère qu'en France on à le bonheur d'avoir des spécialistes plutôt bons dans ces domaines. Au lieu de créer un nouveau Big Brother pourquoi ne pas s'appuyer dessus ? Mieux que créer une nouvelle loi appliquons celles existantes.

  • Sanctionner plus durement les échanges marchands illégaux et l'ensemble des cyber-crimes. Et oui c'est le paradoxe. On peut arrêter de chasser les « pirates » et pourtant toujours poursuivre l'escroc qu'était et qu'est toujours Kim Dotcom.

 

L'ensemble de ces propositions pourraient être de simples mesures efficaces qui offriraient une réponse à la fois régulatrice et réelle si bien sûr on oublie cette foutue fusion. Évidemment il est possible d'en adjoindre d'autres et elles demandes des conditions d'application, mais le plus étrange est qu'aucun membre du gouvernement n'en a parlé. Enfin c'est un peu normal lorsque l'on se contente d'un ministère de « l'économie numérique. »

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16 juillet 2012 1 16 /07 /juillet /2012 17:32

 

normal kb3Récemment je disais dans un statut sur les réseaux sociaux que la dernière déclaration et proposition à l'étude de faire payer les hotlines et de revenir sur la loi Châtel pour rééquilibrer les comptes des fournisseurs d'accès à Internet était une énormité et j'accusais Fleur Pellerin d'accumuler les bêtises. Visiblement je me suis trompé mais je ne sais pas ce qui est pire. La dernière proposition idiote avant elle en matière numérique ne provenait pas de Fleur Pellerin mais d'Auré Filippetti. Il s'agissait d'étendre la redevance aux ordinateurs. Je m'excuse donc auprès de la première mais cela signifie que le gouvernement est en train d'accumuler les conneries en la matière.



Petit état des lieux pour s'en rendre compte :



Alors on va expliquer deux ou trois choses à certains qui ont commencer de bien belles conneries sur le numérique.



  1. Non Internet n'est pas qu'un média et certainement pas qu'une télévision bis importer ou faire fusionner un CSA est une connerie monstre. Donner les moyens, de vrais moyens à l'ARCEP et une véritable mission qui est de faire assurer l'existence d'une réseau si possible dans la plus grande neutralité qui soit et déjà on aura fait une belle avancée.

  2. Non les fournisseurs d'accès ne perdent pas de l'argent, ils font notamment payer des frais supplémentaires non nécessaires comme par exemple l'accès à un réseau dont parfois ils font volontairement diminuer sa capacité. De plus Free est comme les autres il a simplement mis en place pour son lancement une politique de prix agressive pour pouvoir entrer rapidement dans une capacité de concurrence. La solution ? La décentralisation des services permettant qu'enfin ils mènent une véritable concurrence et pas celle qui conduit à des collusions répétées.

  3. Trois merci de considérer que le consommateur n'a pas été avantagé ces derniers temps mais que l'on a commencé à faire pencher la balance dans un sens un peu meilleur pour lui. Les fournisseurs d'accès sont en position de supériorité ils profitent depuis longtemps des consommateurs. De plus je crois que personne ne trouvera pas abusif qu'on soit obligé à souscrire pour deux ans pour une salle de sport, l'achat d'une télévision, la possession d'un GPS alors pourquoi on serait obligé pour un accès Internet ?

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10 juillet 2012 2 10 /07 /juillet /2012 16:41

 

http://www.europarl.europa.eu/resources/library/images/20120209PHT37707/20120209PHT37707_original.jpg?epboxLe 4 juillet 2012, le Parlement européen rejette le traité ACTA en séance plénière par 478 voix contre et 39 pour. 165 députés se sont abstenus.

 

Rapidement à l'issu du rejet, la plupart des acteurs du net se félicite de cette décision. La Quadrature du Net publie rapidement un communiqué, le Parti Pirate en fait de même et la député Européenne Françoise Castex fortement mobilisée sur la question rédige rapidement une note sur son blog. Le sentiment général est celui d'une victoire de la démocratie.

 

Si mes opinions personnelles font que je ne peux que considérer ce vote comme une bonne nouvelle, j'avoue être dubitatif sur le terme victoire de la démocratie. Est-ce à considérer qu'un vote contraire aurait été une défaite ? Pourtant le vote aurait tout autant été une action démocratique ? Mais évidemment je comprends aisément l'idée derrière cette terminologie. En effet c'est ici l'action et la mobilisation des internautes mais aussi des associatifs et des politiques qui ont relayé les mobilisations qui sont ici saluées. En somme c'est un lobbying qui est encensé. Si éthiquement et moralement cela peut se comprendre, en considérant alors qu'il y a un bon et un mauvais lobbying, nous tous et toutes nous savons que l'éthique et la morale ne sont pas nécessairement des valeurs universelles. Ce qui peut paraître éthique d'un côté ne l'est pas forcément de l'autre. De plus je sais que le terme de lobbying pour la mobilisation contre ACTA pourra faire sauter au plafond certains qui se sont mobilisés. Pourtant comme caractériser autrement une action qui consiste à :

 

«  Procéder à des interventions destinées à influencer directement ou indirectement l'élaboration, l'application ou l'interprétation de mesures législatives, normes, règlements et plus généralement, toute intervention ou décision des pouvoirs publics » (J. Franck Farnel, Le lobbying : stratégies et techniques d'intervention, Paris, Éditions Organisation, 1994)

 

?

 

De plus la démocratie aurait gagner contre quoi ? La technocratie ? Celle de Bruxelles ? Ainsi il serait aisé pour certains, même dans ce cadre, d'opposer les actions de manifestations, de pétitions, de sit-in forcément démocratiques au vote lui même, forcément technocratique, surtout à Bruxelles. L'opposition n'a pas lieu d'être, l'ensemble font partie d'actions démocratiques qui sont toutes sous l'influence de luttes de pouvoirs, de forces en présence, de risques de déchirement.

 

Mais le vote contre ACTA pose de nombreux problèmes sur l'avenir. Tous peuvent se résumer à une question : ACTA est-ce le début ou la fin ?

Le début de la grande offensive de la surveillance d'Internet, débutée par HADOPI, LOPPSI ? Nous pouvons le penser car si cette défaite semble mettre un coup d'arrêt à ce phénomène, de nombreux textes surgissent tout les jours. Nous pensons ici au Traité CETA qui serait signé entre le Canada et l'Union Européenne et reprendrait beaucoup de passages d'ACTA mais aussi et surtout le projet INDECT totalement européen celui-ci ( http://www.contrepoints.org/2012/07/08/89627-quand-acta-et-indect-se-camouflent-dans-les-tuyauteries-europeennes et http://www.indect-project.eu/ ). Il vise notamment à utiliser les données issues de la vidéo-surveillance pour une surveillance généralisée et une analyse des comportements des individus. Une analyse qui serait au surplus automatisée.

La fin serait éventuellement la fin de cette grande évolution sans aucun frein justement démocratique et prise de conscience citoyenne. La plupart des textes qui ont vu le jour l'ont fait en effet sans aucune réaction ou mobilisation globale. Comme si cela n'avait pas d'importance. L'espoir serait donc que la fin d'ACTA signifie la possibilité d'un changement de mentalité et de comportement à cet égard.

 

Nous le voyons clairement la technologie n'est pas aussi neutre qu'on veut le penser. Si évidemment l'outil en lui-même n'agit pas, il est issu des idées et de la volonté des individus et son usage dépend de ce que l'on en fait. Il ne faut surtout pas estimer que l'existence d'ACTA et sa fin ne touche que les internautes, voire même comme le disent certains, les quelques geeks qui existent. Un la massification d'Internet fait que rares désormais sont ceux qui ne sont pas internautes et ne seront donc pas touchés. Deux les Nouvelles Technologies de l'Information et de la Communication ont de plus en plus un impact dans la vie courante même quand on en est pas un usager courant ou un usager tout court. La réflexion passant par l'information n'hésitez donc pas à vous informer.

 

Quand à la question qui se pose seul l'avenir saura nous dire si ACTA fut le début ou la fin.

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