Mercredi 9 mai 2012 3 09 /05 /Mai /2012 01:10

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Étrange une de Libération du Neuf Mai. En effet en bandeau et en contrebas et dans différents articles donc celui-ci se dissémine l'idée que l'électorat de François Hollande fut celui des jeunes, des ouvriers et des employés. Derrière ce constat de façade se cache une réalité bien plus complexe que Libération ne cherche pas du tout à analyser.

 

 

Premièrement à quoi se référer réellement ? L'article indique une étude de Viavoice mais offre une référence à une étude produite le 25 avril. Cocasse non ? S'appuyer pour évoquer un deuxième tour sur une étude faite avant il faut oser Libération l'a fait.

 

Deuxièmement il est bien étrange d'effectuer pareils calculs à l'aune du second tour sans même se référer un instant à ceux du premier ou même à des élections précédentes. Étrange d'autant plus qu'il est dit : « Mais pour la première fois depuis longtemps, la gauche redevient majoritaire dans les couches populaires: 58% des employés et 68% des ouvriers ont voté Hollande. » Depuis longtemps cela veut dire quoi ? Une élection ? Présidentielle ? En année ? En jours ?

 

Car disons le de suite oui les ouvriers, les jeunes et les employés ont voté François Hollande majoritairement au second tour. Une majorité pas négligeable mais certainement pas pléthorique comme l'affirme Libération. Car 58% ou 60% sur des électorats qui sont le cœur de cible de la gauche et notamment du combat de François Hollande ont peu s'en réjouir tout en se posant quelques questions tout de même.

 

Troisièmement. Un calcul des votants et non des électeurs. En plus d'avoir le regard focalisé sur le second tour, Libération a aussi un angle mort énorme, celui de savoir comment se sont comportés les jeunes, les employés, les ouvriers entre les deux tours et surtout qu'elle est la composition sociologique de l'abstention. En effet il serait peut-être intéressant de savoir qui sont pour la plupart les abstentionnistes. Je m'écarte directement de l'analyse scientifique là mais il ne m'étonnerait pas en lisant les différentes études à ce sujet qu'une partie non négligeable sont des jeunes, des ouvriers ou des employés.

 

Quatrièmement. Il serait tout de même étonnant que ces jeunes, ces ouvriers et ces employés votent Nicolas Sarkozy. Un, on pourrait se poser des questions sur leur vote en fonction soit d'intérêt personnel ou soit d'analyse politique et deux on pourrait se dire que Nicolas Sarkozy est plus qu'un homme politique de grand talent mais un génie.

 

Cinquièmement, étrange que personne n'a songé à se demander si parmi ces électeurs certains ne venaient pas du Front National, du Front de Gauche ou de n'importe quel parti et particulièrement les protestataires, c'est d'ailleurs pour ça que j'évoque ceux-ci en premier, et qui n'ont pas voter Hollande par engagement mais en quelque sorte par dégagement, celui de Nicolas Sarkozy. La preuve est bien faible je le reconnais mais le soir de la fête à la Bastille j'entendais bien plus d'en revoir Sarkozy que de Vive Hollande. D'ailleurs François Hollande lui-même n'était pas aveugle sur cet état de fait en considérant dans de nombreuses déclarations "Qu'on est à la fois le produit d'un rejet et d'un projet."

 

En tout cas l'ensemble de ces points pas si anecdotiques que cela ne semblent pas être abordés dans Libération. Mais bon je commence à me lasser quelque peu de l'ensemble de la presse par ailleurs. Je dois devenir aigri.

Par Respolitica - Publié dans : Communication et plus si affinités - Communauté : Politique française
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Vendredi 27 avril 2012 5 27 /04 /Avr /2012 16:48

 

Préface : En ces temps difficiles où parler de nation, de patrie et de destin commun ressemble plus à la stigmatisation de l'autre que la construction d'une unité. Je me permets de ressortir de mes vieux placards un article qui je pense est toujours d'actualité. Cette petite préface me permet de rappeler qu'il fut publié le jeudi 10 Mars 2005 sur l'écho du village. J'y œuvrais et j'y œuvre toujours sous le nom de Hio-Tin-Vho. Mes idées étaient presque celles d'un adolescent. Volontaires, incertaines mais pleines de fougue. Aujourd'hui quand je regarde cette article peut-être empreint de maladresses je n'ai pas honte de moi bien au contraire. N'oubliez pas soyez fiers de vous sans haine de l'autre !

 

 


En ces temps où les communautarismes et propos, aussi extrêmes les uns que les autres, qui hantent notre société mettent en danger l'unicité et la sûreté même de la Nation, j'ai voulu pour lancer ce cri de rage et de colère reprendre mon patronyme.

Vous me connaissez peut-être sous le pseudonyme de Hio-Tin-Vho mais pour cette fois et peut-être d'autres, j'ai voulu jouer carte sur table et utiliser mon véritable nom.

Cela n'a de cesse de me hanter depuis quelques temps, alors que la légalité républicaine émanant de la Loi semble depuis longtemps en berne, d'autres tentent encore de la couler plus profondément.

Je suis né sur ce territoire qui a un passé et une histoire. Qui a des souvenirs et qui, je le croyais encore il y a très peu de temps, avait un avenir: la Fance. Je suis fier d'y appartenir. Mon nom est certes symbolique de ma région, la Bretagne, mais auparavant bien avant tout cela, je me sens profondément français. Car bien plus qu'un nom, des mots ou des personnages, la France comme beaucoup d'Etat a une âme et un souffle. Ce qui est d'ailleurs paradoxal c'est que la plupart du temps beaucoup ne le ressente que dans la cohésion du sport, moi pas.

Je ne suis pas de ces crétins qui font valoir leur cause ou leur but, et ne font que jour après jour, heure après heure remettre en cause ce que d'autres avant eux, ont patiemment et vaillamment construit. Non, les groupes me font peur, on est toujours plus bêtes à plusieurs car on croit avoir toujours raison sans jamais se remettre en question, sans jamais avoir d'autres opinions ni d'autres avis. Je me force à penser par moi même. Oui je refuse l'influence des lobbys et des communautés dans ma vie de tout les jours et a fortiori au cœur même des institutions de la République. En quoi on serait différent parce que l'on appartiendrait à un autre groupe? Moi je n'en reconnais qu'un celui des français. Sur ma carte d'identité intitulée "République Française" à la ligne nationalité, il n'y en a qu'une: française ni bretonne, bourguignonne, corse ou kanake.

Ce n'est pas le sentiment de certains d'essayer de partager une culture différente, que je mets en doute! Pas le moins du monde. Non ce que je déconsidère c'est ceux qui l'utilise pour imposer un statut particulier ou dérogatoire voire une autre vision de la France. On est ou on n'est pas dans la Fance, il n'y a pas d'étape intermédiaire.

Bien sûr au delà de cette identité que je revendique, la France ce sont aussi des droits et des devoirs comme dans toute bonne société qui se respecte. Des droits et devoirs qui doivent être les mêmes pour tous, dans la loi mais aussi dans l'efficience. Qu'importe les affluences d'origine, de sexe, de religion, ou même de couleur de peau. La France ne reconnaît qu'un Peuple, le Peuple français dont tous ses membres sont identiques, possèdent les mêmes droits et ce Peuple est et restera indivisible.

Je n'aime pas plus ceux qui utilisent les symboles de la France quels qu'ils soient pour justifier telle ou telle théorie ou idée, telle ou telle opinion. Que je sache depuis la Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen de 1789 la France reconnaît tout les courants de pensée et ne fait aucun distinguo entre eux, elle est neutre?

Alors entre ceux qui l'utilisent à leur profit et ceux qui la détruise à petit feu la France semble bien mal en point ces temps-ci. Mais ce cri de rage et de colère est aussi un cri d'espoir, d'espoir qu'enfin l'Homme comprenne que derrière son nom, son épiderme, sa religion ou son sexe il n'est qu'un Être Humain, rien qu'un Être Humain. En attendant moi je le crie haut et fort:

"Je suis un citoyen français!"

Par Respolitica - Publié dans : République - Communauté : Politique française
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Dimanche 11 mars 2012 7 11 /03 /Mars /2012 13:59

 

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Je reprends la plume (enfin dirais-je presque et heureusement dirait mon maigre auditoire. Merci Maman!) pour vous parler d'un cas étranger et insaisissable : le cas Guaino.

 

Je sais qu'à la sortie de la polémique sur la viande Halal ou Claude Guéant nous a gratifié d'un nouveau dérapage (pléonasme me diront certains et sans doute à raison, quoi que nous y reviendrons un jour), que même le réservé François Fillon y est allé de son couplet et que les Morano, Besson, Hortefeux reste des têtes de Turcs attitrées des commentateurs. Avec une telle facilité que bien qu'ils donnaient le bâton pour se faire battre, l'exercice apparaît semblable à du tir au pigeon à la gaitling dans un couloir d'un mètre de large. Donc je sais que dans ce contexte, l'intérêt pour Henri Guaino apparaît plutôt réduit et même parfois inutile. Nous allons essayer de vous montrer qu'il n'en est rien.

 

Personnellement je ne me considère et espère encore plus à l'avenir comme quelqu'un de l'ombre. Quand certains enfants rêvent de gloire, de succès, je préférais l'arrière-cour et les coulisses. Quand on rêvait de César, Napoléon, Alexandre le Grand, je m'imaginait Machiavel, Aristote et Talleyrand. Sans me comparer à leur immense génie, le mien étant ridicule cela va s'en dire, ces figures n'inspirent cent fois plus encore qu'elles soient passées elles aussi dans la lumière en étant le conseiller.

 

Le conseiller le mot est lâché. Dans cette figure nous retrouvons souvent l'image exécrable du marionnettiste qui contrôle tout le monde et manipule la réalité, du Deus Ex Machina coupable de faire et défaire la réalité à son gré. L'ignoble Raspoutine est ici porté comme l'épouvantail des futurs cauchemars des pourfendeurs du conseiller.

 

A contrario le conseille pour moi celui qui peut informer le souverain ou le leader politique de ce qu'il n'arrive pas lui-même à saisir. On a tôt fait de considérer le politique comme un être omniscient mais il en n'en est rien, il reste humain et comme tout humain, imparfait surtout quand il s'agit de se juger, au surplus cela paraît comme une évidence lorsque l'on connaît l'égo sur-dimensionné des politiques. Il a donc besoin d'un ou plusieurs conseillers pour le ramener à l'a raison.

 

Là où la chose coince est plus particulièrement pour le cas Guaino c'est que la définition du conseiller c'est une tautologie de le dire c'est de conseiller. Il est possible qu'il soit à la fois politique et conseiller même si le résultat n'apparaît guère probant. En tout état de cause sauf cette exception le rôle du conseiller est d'être dans l'ombre. Certes il y une dimension tactique à tout cela. En restant dans l'ombre le conseiller évite de révéler quoi que ce soit sur celui dont il a l'écoute. Jacques Pilhan dont la figure et le modèle sera notre fil conducteur dans ce billet fut ulcéré en voyant la seule photo où il apparaissait. L'ignorance comme le savoir étant une arme, le conseiller vivait heureux, caché.

 

L'autre raison qu'impose au conseiller cette ombre c'est sa légitimité. Si j'accorde bien plus de caractère positif à cette fonction je lui en déni une de suite, la légitimité de s'exprimer en public, en tout cas durant le mandat de son champion. L'unique légitimité qui devrait exister en démocratie devrait elle celle des urnes. Car elle permet de sanctionner la compétence car en tout ce qui apparaît comme compétence de la personne. Je ne nie pas du tout le droit à des spécialistes d'un domaine de donner leur avis au contraire. Mais leur statut est différent. Ils représentent là un savoir ou ici la société civile. Le conseiller qui s'exprime est le politique au sens du politicien, sans la sanction des urnes. De quel droit ce personnage dont l'accès à la fonction est très versatile, pourrait donner son opinion ? Le cul entre deux chaises il se prévaut à la fois des prérogatives de spécialiste et de politique, usant des avantages des deux fontions sans en avoir les inconvénients.

 

Henri Guaino semble le paroxysme de cette situation. Intervenant dans de nombreux médias qui se délectent de pouvoir entendre parfois des confidences de coulisse de campagne ou ce qu'ils imaginent être une parole différente, vraie car moins politique. Et à ce sujet son intervention lors du meeting de Villepint en est l'incroyable démonstration.

 

Je suis trop jeune pour avoir vu comment agissaient à ce sujet Alain Minc ou Jacques Attali mais si ce fut dans la même logique je ferais la même conclusion. Ils n'avaient pas à s'exprimer.

 

Pour Henri Guaino il y a au surplus quelque chose d'ubuesque à le voir critique un élu cette fois sur sa légitimité à lui.

 

 

 

 

En langage vulgaire on dit que c'est l’hôpital qui se moque de la charité. Dans mon langage je dis que c'est une connerie.

 

Le plus étrange dans cette affaire c'est que cela semble une tendance générale qui se tient dans le même process que la disparition public-privé, politique-psychologique, conseillers-hommes politiques. En somme Henri Guaino n'est que la figure de proue, la tête de pont désinvolte de cette tournure. Je sais que sans doute je rame à contre-courant mais qu'importe, la politique est si ce n'est un métier, une fonction et le mélange des genres devrait être le plus possible banni.

 

Quelques mots pour conclure. Je n'ai pas une foi relayerf le fond de la pensée ou de l'expression d'Henri Guaino. Tout simplement parce qu'importe ce fond, car le contexte importe plus. Un conseiller n'a pas à s'exprimer et certainement pas de la sorte. Si Jacques Pilhan fut décrié et sans doute à juste titre il eut sur ce point mille fois raison.

Par respolitica.over-blog.fr - Publié dans : Morale et politique ? - Communauté : Politique française
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Jeudi 19 mai 2011 4 19 /05 /Mai /2011 09:10

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En parler ou ne pas parler, écrire ou ne pas écrire sur ce qui est convenu désormais l'affaire DSK. Semblable au « To be or not to be » Shakespearien, cette question commençait à devenir presque problématique pour ma maigre personne. Tout simplement d'abord parce que j'imaginerais quoi dire. Et dans notre société de l'obligation de l'expression cela devient rapidement un handicap flagrant. Mais plutôt rebuté par l'émotionnel de toute part, qu'il s'agisse de celui des « amis » de Dominique Strauss-Khan prêts à en faire un martyr d'un odieux complot ou encore celui des femmes ou plutôt de ceux qui se drapent dans leur cause, parler m'apparaissait difficile et même par moment dangereux.

 

Et c'est là que mon semblant de passé de juriste est venu à mon secours et voilà pourquoi vous avez eu le droit à ce titre aussi énigmatique que pompeux. Le premier élément qui l'a réveillé fut une image. Celle du directeur du FMI, conduit par des policiers, menottes dans le dos, ou plutôt sa diffusion, sa diffusion en grande échelle dans les médias nationaux. La présomption d'innocence est prévue par l'article 9-1 du Code Pénal qui dit :

« Chacun a droit au respect de la présomption d'innocence.

 

Lorsqu'une personne est, avant toute condamnation, présentée publiquement comme étant coupable de faits faisant l'objet d'une enquête ou d'une instruction judiciaire, le juge peut, même en référé, sans préjudice de la réparation du dommage subi, prescrire toutes mesures, telles que l'insertion d'une rectification ou la diffusion d'un communiqué, aux fins de faire cesser l'atteinte à la présomption d'innocence, et ce aux frais de la personne, physique ou morale, responsable de cette atteinte. »

 

Elle fut même renforcée par la loi du 15 juin 2000 qui modifia l'article 35 ter de la loi du 29 juillet 1881 :

« lorsqu'elle est réalisée sans l'accord de l'intéressé, la diffusion, par quelque moyen que ce soit et quel qu'en soit le support, de l'image d'une personne identifiée ou identifiable mise en cause à l'occasion d'une procédure pénale mais n'ayant pas fait l'objet d'un jugement de condamnation et faisant apparaître, soit que cette personne porte des menottes ou entraves, soit qu'elle est placée en détention provisoire, est punie de 15 000 euros d'amende. »

 

A ce sujet je ne pourrais dire mieux que Vuparmwa, Maître Eolas ou encore Monsieur le secrétaire à la justice du Parti Socialiste Jean Jacques Urvoas qui tous ont bien mieux que moi sans nul doute, sût dire les choses. Cette photographie n'aurait pas dû être publiée. Sur ce point je ne pourrais que donner mon sentiment. Tout d'abord celui de médias devenus par la force des choses et aussi avec le consentement de certains de ces acteurs avides de scoops et d'images. Le poids des mots, le choc des photos disait auparavant Paris Match. On dirait que ce slogan s'est généralisé amputé de la première partie. Et cette constatation ne dépend pas du tout de la personne sur ce photos qu'importe son statut, son origine, ou que sais-je encore, elle n'a pas à voir son visage placardé dans nos médias sans son consentement s'il est menotté par exemple. L'excuse idiote et vile de « De toute manière si on l'avait pas fait d'autres l'auraient fait » me donne à penser à des braqueurs de banques s'expliquant par d'autres braquages. La connerie des autres n'excuse par celle des uns et je pèse mes mots. Le respect de la législation au lieu d'être le principe est devenu l'exception.

 

Dans le même temps une autre excuse est aussi avancée. Cela se passe aux États-Unis où la photo elle est diffusée. Mis à part l'impression que cette phrase ressemble beaucoup à « Ce qui se passe à Vegas reste à Vegas », ainsi on justifie par le côté culturel les saloperies faites et aux joyeusetés, cette idée est en plus idiote. Que je saches la photo a été diffusée en France et donc c'est la loi française qui s'applique. Sinon on peut appliquer le même raisonnement pour la peine de mort si vous voulez ?

 

Avec la justification de la liberté d'information et l'obligation d'informer même on en vient à considérer le Code Pénal comme un vulgaire papier toilette. Pour cela ce sera bien évidemment sans moi.

 

Le second élément m'apparût pire encore. Alors même que jusque là je pensais cela impossible je vis de mes yeux la capacité des journaux à s'enfoncer encore plus. Ce furent les révélations sur la vie privée de Dominique Strauss-Khan. À ce sujet deux personnes aux profils et aux opinions politiques différentes ont fini de forger mon opinion. Il s'agit de Jean-Baptiste Prévost ancien président de l'UNEF et l'avocat Rodolphe Bosselut. Le premier arguant du respect de la vie privée et de l'inutilité de l'information critiquait cette diffusion. Rappelons que la vie privée est protégée par l'article 9 du Code Civil :

« Chacun a droit au respect de sa vie privée.

Les juges peuvent, sans préjudice de la réparation du dommage subi, prescrire toutes mesures, telles que séquestre, saisie et autres, propres à empêcher ou faire cesser une atteinte à l'intimité de la vie privée : ces mesures peuvent, s'il y a urgence, être ordonnées en référé. »

Je ne peux que suivre ce raisonnement. Certes je ne suis pas sot et je sais très bien que la notion de vie privée au surplus pour les hommes politiques est devenue une notion bien restreinte. Ils ont en grande partie responsable de cela, affichant eux-mêmes cette vie privée dans une ambition de paraître plus proche des gens. Dominique Strauss-Khan a agit de la même façon et le documentaire qui lui fut consacré sur Canal+ en est un exemple. Pour autant cela ne signifie en rien que premièrement les médias s'avèrent en droit de tout dire sans son consentement ou que deuxièmement tout soit utile. J'avais moi-même trouvé dégueulasse et sordide le Cluedo de bas étage qui avait été lancé pour découvrir le père de l'enfant de Rachida Dati. Ils ont beau être des hommes et femmes publiques ils ont droit à une vie privée, qu'ils cherchent à la défendre ou non.

Le second quant-à lui avançait qu'il existerait deux off. Un qui est gentil, qui se dit et que l'on retrouve dans le livre de Nicolas Domenach et Maurice Szafran ou encore dans le « Bien entendu c'est off » de Daniel Carton. Une sorte de fausse bonne intimité. Et un autre off plus secret, plus réservé. Et c'est là qu'à le problème. Jusqu'ici les informations, désormais crachées avec une régularité et une puissance sans bornes restaient couvertes. Le déversement apparaît le plus scandaleux et le plus horripilant qui soit. Un il soutient le mouvement de frapper un homme à terre, de tirer sur une ambulance sans l'ombre d'une hésitation, alors même que quelques jours auparavant on en chantait les louanges. Les médias apparaissent plus versatiles qu'une prostituée qui elle est contrainte à faire son métier. Deux ils conduisent à accentuer le sentiment de détachement de nos élites qu'elles soient politiques ou médiatiques. En effet seul un petit milieu connaissait ces évènements et seul un petit milieu a tout caché. L'idée de collusion et de silence complice dans un copain-coquin ne peut être que ravivé. Marine Le Pen vous remercie.



Au final ai-je parler de l'affaire ? Non. Le ferait-je ? Sûrement pas ! J'ai le sentiment que la justice se doit d'être donné sereinement et qu'il ne convienne pas que je vienne moi aussi refaire le monde et décider à sa place. J'ai pût parfois me laisser comme tout un chacun m'égarer sur ces mauvaises pentes mais je regrette profondément ces écarts. Coupable ou non ce n'est certainement pas à moi de décider. Mais la transformation de la justice en spectacle, elle me rend dingue. Je ne devrais pas car je sais très bien que je suis déjà d'un autre temps.

Par respolitica.over-blog.fr - Publié dans : Justice - Communauté : Politique française
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Lundi 25 avril 2011 1 25 /04 /Avr /2011 09:44

 

 

293294-160928-jpg_177877_434x276.jpg Petit retour en arrière. Nous sommes le 13 avril 2011. Ville de Sevran en Seine-Saint-Denis. Le maire, Stéphane Gatignon était un ancien membre du Parti Communiste français, en novembre 2009 il avait choisi de rompre définitivement avec celui-ci et de rejoindre le rassemblement d'Europe Écologie. Ce jour d'Avril c'est cette ville que choisi Nicolas Hulot pour lancer sa candidature à la présidentielle française. Stéphane Gatignon et Nicolas Hulot se sont entendu pour cela. Le moment est important, pour l'animateur, pour le mouvement d'Europe Écologie, mais aussi pour les médias. Il doit marquer le lancement d'une campagne, il doit frapper les esprits.

 

Résultat.

 

Un homme stressé, angoissé, devant un fond bleu terne, qui ne répondra à aucune question et partira rapidement sur son scooter électrique. Pas de fête, pas de flonflons, même pas bio. Le sentiment d'un pétard mouillé envahit notamment les rédactions. Bien évidemment il ne fallait pas s'attendre à la grande déconne, à l'explosion de joie et même au fait que Nicolas Hulot débatte, il ne s'agissait là que d'une déclaration de candidature, mais la froideur est importante et ne tranche guère dans le paysage écologiste.

 

Depuis le lancement du mouvement de l'écologie politique en France, que l'on peut à peu près situé en 1974 soit la candidature de René Dumont à l'élection présidentielle, celle-ci s'est toujours montré comme différente, voulant bouleverser les dogmes établies, en somme révolutionnaire au sens de changement, de bouleversement même. L'écologie paraissait alors être l'âme de doux rêveurs, les mouvements New Age, néo-ruraux et hippies concevaient un monde différent, qui n'était pas fondé sur le profit et la réussite à tout prix et qui n'imposait pas non plus l'action violente ou encore l'établissement d'un état strict. Une sorte d'utopie libertaire et bienveillante. Mais l'écologie se trouvait dès l'origine face à un paradoxe.

 

L'ensemble des partis politiques classiques, auxquels ils s'opposaient donc percevait le plus souvent le progrès comme une chance, le progrès technologique, le progrès industriel, le progrès économique ou encore le progrès social. Le progrès est en soit une notion méliorative. Il vient de progressus qui renvoie à l'idée d'avancer, d'améliorer vers un stade meilleure. Le progrès est donc dès l'origine valoriser.

 

Là où les écologistes commencent à se placer c'est sûr l'idée qu'il y aurait une qualité au progrès en somme le progrès ne serait pas bien en soit mais parce qu'il apporte quelque chose. Mais s'il y a du bon progrès il y aurait nécessairement du mauvais progrès. On trouve aussi cette vision des choses dans une nouvelle culture qui semble rassembler l'ensemble de la société mondiale « l'individuo-globalisme. » Ce terme que nous devons à Raphaël Logier signifie la conjonction d'un souci de soi (par le bien du bien-être, de la créativité et de la connaissance de soi) et la conscience du monde. Nous serions en somme un être indépendant dans un tout global. Pour Lioger c'est aussi ce qui expliquerait l'attrait que pût avoir le bouddhisme tibétain. De la même manière qu'il y aurait un bon et un mauvais progrès il y aurait des bonnes et des mauvaises sciences, il y aurait d'un côté l'homéopathie, la théorie des cordes,... et de l'autre celle qui aurait inventé les OGM, la bombe nucléaire.

 

Dans cette mouvance générale les écologistes venaient de replacer la morale et la valeur au centre du débat. L'action politique tout comme l'action scientifique ne pouvait plus être immorale et sans valeur. Il fallait donc contrôler a priori les actions et s'assurer de cela. Le mouvement parvenait aussi à atteindre le tour de force d'allier actions spectaculaires : arrachages d'OGM, campagnes chocs, sit-in ; et valeurs prônant un retour à un ordre moral. Il replaçait aussi l'être humain qui se croyait comme Descartes l'imaginait maître et possesseur de la nature, dans celle-ci, peut-être au cœur mais certainement pas au-dessus d'elle. Bien évidemment la prise de conscience écologique ne date pas de l'existence du parti des Verts en France mais la diffusion de son message politique au plus grand nombre commence à se placer à cet époque.

 

Mais l'écologie fait-elle rêver ? Fait-elle penser réellement à un autre idéal ? Il faut là aussi revenir au sens du mot que nous avions évoquer plus haut. Révolution. Du latin revolvere, rouler en arrière. La Révolution n'a pas nécessairement le sens qu'on lui donne parfois de détruire les dogmes établis, une sorte de moyen de casser ce qui existait. Elle peut-être un simple retour en arrière.

 

L'écologie politique semble être l'ouverture encore plus grande de cette dogmatisation du processus de prise en compte que le progrès n'est pas bien en soit, qu'il a une qualité. En effet des personnalités proposant une valorisation, une amélioration de nos actions et une attention à l'avenir basculent souvent dans un certain conformisme à son contact. Yannick Jadot ancien directeur de Greenpeace France devenu député européen, José Bové, porte-parole de la confédération paysanne. Que l'on soutienne ou non leurs combat, la forme de ceux-ci montraient clairement un renouvellement et un non-conformisme aux codes de l'action publique. Ils présentaient un caractère clairement anti-conservateur.

 

Mais c'est à se demander si l'anti-conservatisme d'avant n'est as devenu le conservatisme de maintenant lorsque l'on voit que les deux candidats à la primaire Europe Écologie – Les Verts semblent du moins en apparence nettement conservateurs.

Par respolitica.over-blog.fr - Publié dans : Morale et politique ? - Communauté : Eclectique
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  • : Étudiant en Master 2 études politiques, rédacteur en chef de l'écho du village, webzine en ligne, j'ai ressenti le besoin de trouver un lieu un peu plus personnel où exposer ou apposer mes opinions, mes ressentis politiques. Mais vous allez voir que j'ai parfois une définition très large de la politique. En espérant que pour vous ce lieu soit un lieu de convivialité, de rencontre et peut-être qui sait de découvertes.
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